09/10/2010

THE END: Sur les traces des aborigènes

Sur les traces des aborigènes ...

Arrivée à la fin de mon aventure en Australie, je ne pouvais pas quitter Dow Under sans avoir foulé le sol rouge, sans avoir vu le symbole de l’Australie « Uluru », sans en avoir appris davantage sur les aborigènes qui détiennent ces terres depuis plus de 22.000 ans.

Me voici donc de retour à Adelaide pour y rejoindre mon compagnon de voyage, Marty. Ensemble, nous partons pour un premier long voyage de près de 1.500km qui nous mènera à « Uluru ». Suite aux inondations des semaines précédentes, nous découvrons un désert verdoyant ! Je suis chanceuse, car il est très rare de voir le désert vert et fleuri. C’est tout simplement magnifique. Contrairement aux déserts que nous connaissons, le désert australien est de type rocailleux et arbres, arbustes et herbe y poussent assez facilement.

Je découvre également un nouvel état : « Le Territoire du Nord ».

 Arrivee à Uluru National Park, nous entrons sur la terre des aborigènes du peuple Anangu. Officiellement, cette terre fut remise aux mains des aborigènes en 1985 après avoir été dépouillés, chassés, déculturés par les missionnaires et autres lors de la colonisation de l’Australie et ce à partir de 1788.

Les conséquences sont visibles : problèmes de violence, d’alcool et de drogue ne sont pas rares dans les communautés aborigènes. Tout doucement, les droits des aborigènes sont reconnus. A Uluru National Park, le gouvernement et les aborigènes travaillent ensemble pour le bien de tous. Par exemple, un centre culturel a été créé pour en apprendre plus quant à leur culture. Il faut savoir que peu d’aborigènes ont conservé un mode de vie nomade mais tous restent attachés aux coutumes, aux croyances et à l’art.

C’est sous la chanson «Dead Heart http://www.youtube.com/watch?v=E-B23tfYKyY » du groupe australien « Midnight Oil » que nous entrons dans le parc où deux extraordinaires merveilles géologiques de la planète (« Uluru » (Ayers Rock) et « Kata Tjuta » (les Olgas)) sont rassemblées. En effet, dans les années 80, le groupe a écrit plus d’une chanson sur le déracinement de la culture des aborigènes. Actuellement, le leader du groupe, Peter Garrett, reconverti dans la politique tente d’apporter sa contribution à leur cause.

Me voici donc face à « Uluru » (appelé auparavant Ayers Rock avant que la terre ne soit remise aux aborigènes), un monolithe de 343 mètres de haut, 3,6km de long sur 2,4km de large et une circonférence de 8km qui change de couleurs avec le soleil. Certains vous diront que ce n’est qu’une pierre. Pour moi, c’est bien plus que ça, c’est le symbole de l’Australie, une merveille de la nature, un site sacré pour les aborigènes et surtout l’accomplissement de mon aventure en Australie. Pour notre part, nous avons fait le choix de découvrir « Uluru » en marchant autour comme il est vivement conseillé. Il faut savoir que vous pouvez escalader ce site sacré mais cette action est reconnue comme un viol par les aborigènes. Prenez garde aussi de ne pas emporter un caillou du site, cela pourrait vous porter malheur. Plus d’un aurait déjà renvoyé son souvenir au bureau de Uluru National Park...

A 42km d’« Uluru » se trouve un autre monolithe « Kata Tjuta » aux 36 dômes. Celui-ci est moins connu mais pourtant tout aussi surprenant et important en terme de mythes aborigènes qui y sont liés.

A quelques centaines de kilomètres se trouve « Kings Kanyon », une gorge dont les parois atteignent 150 mètres et débouchent sur un plateau de dômes rocheux. A notre grande surprise et émerveillement, c’est un peu une cité perdue (roches sculptées par l’érosion) que nous découvrons avec une oasis exotique.

Alors que nous souhaitions rejoindre Alice Spring depuis Kings Kanyon, nous devons nous avouer vaincu et revenir sur nos pas, car la route n’est pas praticable pour les 2 roues motrices. C’est une année exceptionnelle en Australie avec des précipitations jamais vues depuis une cinquantaine d’années. Ceci dit, ce n’est pas une raison pour gaspiller l’eau: http://www.courrierinternational.com/article/2010/09/08/f...!!!

En chemin, nous arrêtons à Rainbow Vallez pour découvrir cette pierre aux différentes couleurs. Nous poursuivons ces camions « the road train » de plus de 50m de long. Aussi, nous apercevons un immense chameau sauvage. Selon mes sources, il y en aurait des milliers dans l’outback. C’est un vrai problème. Ceux-ci causent en effet beaucoup de dégâts dans les villages. Pour ma part, c’était le premier que j’ai vu et j’étais bien contente qu’il reste sur le bord de la route.

 Encore quelques centaines de kilomètres plus loin, nous arrivons à Alice Springs, ville de 21.622 (dont 21% sont aborigènes) habitants située au milieu du désert (il faut deux jours de route pour atteindre la prochaine ville) où les températures peuvent atteindre régulièrement 40°. Cette ville particulière ne ressemble en rien aux autres villes d’Australie que j’ai pu visiter. Cela vaut le coup de s’y arrêter.

Au National Park Mc Donnell, à vélo, nous sommes partis à la découverte des légendes aborigènes qui entourent ce parc. Encore 4.000 kilomètres parcourus en Australie en 10 jours avec bien évidemment des parties de rigolade et d’émerveillement. Que du bonheur !

Arrivée au bout de mon aventure, il est temps de tirer certaines conclusions :

*j’ai amélioré X10 mon anglais ;

*j’ai appris à cuisinier un barbecue ;

*j’ai vécu 10 mois au soleil ;

*j’ai appris un tas de choses sur ce pays (histoire, géographie, faune, flore, culture) ;

*j’ai vu des paysages extraordinaires tels que « The Great Ocean Road », la barrière de corail, « Kings Kanyon » et des animaux hors du commun … ;

*j’ai fait des choses inhabituelles tels que murmurer à l’oreille des chevaux, rassembler le troupeau en avion, marquer les veaux au fer, manger les noisettes, naviguer gratuitement dans les « Whitsundays Islands »… ;

*j’ai rencontré des gens formidables dont certains sont déjà de vrais amis ; j’ai appris sur moi-même ;

*j’ai couvert une bonne partie de l’Australie. Toutefois, je n’ai pas vu le meilleur, c’est à dire la côte ouest et la Tasmanie. Bref, je crois bien que je vais devoir revenir. Mon sens de la curiosité ne peut pas s’arrêter là !

Et si c’était à refaire, je signe des deux mains !

Des larmes plein les yeux, la gorge serrée, la boule au ventre, des souvenirs plein la tête, je quitte Down Under : http://www.youtube.com/watch?v=JEgCkOfl4jE  «  I come from a land Down Under » !

See you soon

Love

Isabelle CAILLOUX

P.S. : Retrouvez la suite des aventures d’Isabelle CAILLOUX en Thaïlande dans la rubrique « d) Thaïlande »

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13:52 Écrit par Isa dans B) L'Australie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Bonne fin de voyage, Isabelle. Ce fut un plaisir de suivre virtuellement ton périple australien.
Amicalement, Nautilus

Écrit par : Nautilus | 11/10/2010

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Un tout grand Merci à toi. Grâce à tes astuces sur ton site, j ai vécu de très belles expériences.
Issy

Écrit par : isabelle | 13/10/2010

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Hello darling!

Fin de toute beauté, cool! Encore une fois ça avait l'air super beau et fort. Et dis, qu'est-ce qu'il est bleu le ciel! Maintenant te voilà encore dans toute autre chose, l'asie! Vivement les prochains post!

Kiss

Écrit par : amalia | 13/10/2010

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Merci pour tes photos et tes commentaires détaillés qui m'ont fait vivre à fond ton aventure. Maintenant, tu peux être fière de toi de par tes expériences vécues. Tu es une vraie aventurière....
Bon vent pour la suite, et à bientôt en Belgique. Bisous ma belle.

Écrit par : Franck Lili | 14/10/2010

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